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#RoadtoTokyo : L’interview de Benjamin Maze, DTN de la F.F.TRI.

#RoadtoTokyo : L’interview de Benjamin Maze, DTN de la F.F.TRI.

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo approchent à grand pas…

Benjamin Maze, le Directeur Technique National de la F.F.TRI. nous en dit plus sur les prochaines échéances et le fonctionnement des modalités de sélection pour les Jeux de 2020. 

Comment la France obtient-elle ses places pour les Jeux Olympiques ?

Sur cette olympiade,  les règles ont évoluées avec l’arrivée du relais mixte à Tokyo. C’est le classement de la France sur ce triathlon relais mixte qui déterminera le nombre de dossards. 

Le classement de qualification olympique prend en compte les 5 meilleurs résultats entre 11/05/2018 et 30/03/2020.
Si la France termine dans les 7 premières nations, elle aura 2 dossards chez les Femmes et 2 dossards chez les Hommes. Les Championnats du Monde, d’Europe et les Mixed Relay Series sont pris en compte. La France est actuellement 3ème.

Pour avoir 3 Femmes ou 3 Hommes au départ, il faut compter trois triathlètes dans les 30 premiers du classement olympique individuel.

Et pour les Jeux Paralympiques ?

Pour le paratriathlon, il faut noter que les catégories au programme des Jeux Paralympiques ont changé depuis Rio. Il y a également un titre supplémentaire décerné.

Les catégories suivantes seront au programme, à la fois chez les Femmes et les Hommes : athlètes en fauteuil, handicap visuel et la catégorie PTS5 qui est celle à laquelle appartient notamment notre médaillée de bronze Gwladys Lemoussu qui est appelée “handicap léger”.
Il y a également la catégorie des handicaps sévères chez les femmes et celle des handicaps importants pour les femmes et celle des handicaps modérés pour les hommes.

Pour que la France obtienne des dossards, ils faut les athlètes se classent dans les 9 premiers du classement paralympique de leur catégorie.

Comment font les sportifs pour se sélectionner pour les JO et JP ?

Pour faire partie des 110 triathlètes (55 Femmes  et 55 Hommes) ou 80 paratriathlètes sur la ligne de départ à Odaïba bay (Tokyo), il faut donc que la France dispose de dossards pour la course, et que le sportif réalise les critères de sélection.

L’ambition fédérale est élevée. Elle est de décrocher des médailles à Tokyo, dont l’or. Les critères sont donc rédigés en conséquence, pour sélectionner celles et ceux qui auront démontré le potentiel pour décrocher une médaille.

Nous permettrons aux athlètes qui auront été parmi les meilleurs mondiaux en 2019, de se sélectionner directement pour Tokyo 2020.

Ainsi, le Test Event olympique et les championnats du monde sont les compétitions majeures qui permettront ou non, de se sélectionner.

Quelles sont les chances de la France aux Jeux ? 

Tokyo offrira des conditions très particulières de chaleur et d’humidité. Ce sera un paramètre essentiel à assimiler pour espérer décrocher une médaille.

Les Jeux restent une course très spéciale, celle attendue par tous pendant au moins 4 ans, avec une seule chance de briller.
Les triathlètes auront l’honneur d’avoir une course supplémentaire avec le relais mixte. C’est une très forte chance de médaille.
Le triathlon est la discipline aérobie par excellence, qui nécessite aussi de l’expérience pour répondre présents lors des grands rendez-vous.

Alexis Hanquinquant et l’équipe de France de relais mixte, en étant champions du Monde, illustrent toutes ces qualités, tout comme Vincent Luis double vainqueur de la Grande Finale.
Nous avons également des paratriathlètes et triathlètes qui réalisent fréquemment des places dans les 8 meilleurs, que l’on appelle finalistes. A elles et eux de franchir ce palier pour être régulièrement médaillés en 2019 et 2020.

Est-il possible de faire des pronostics pour les Jeux ? 

On peut tout à fait faire des pronostics, même si en ce début 2019, on est à la fois proche et loin de Tokyo 2020.
Celles et ceux qui occupent les marches des podiums mondiaux sont bien placés pour 2020, à eux de conserver leurs places voir de monter sur la plus haute marche du podium. Ils font parti des favoris.
Les outsiders sont ceux qui réalisent des podiums sur les WTS et les WPS.

Plutôt que des pronostics, je serais des plus ravis que triathlètes et paratriathlètes reviennent de Tokyo avec 3 médailles dont au moins 1 en or.
Bien entendu, j’accepte de me tromper si on revient avec plus de médailles!

Plus sérieusement, on sait combien ces médailles olympiques et paralympiques sont disputées.

A l’occasion des jeux précédents, nous avons eu des sportifs en mesure de décrocher des médailles olympiques et paralympiques. Seul Gwladys Lemoussu a réussi à en obtenir une. Cela nous rend humble, mais décuple également la détermination de nos sportifs.

Quelles sont les principaux rendez-vous sportifs 2019 pour préparer Tokyo ?

Comme nous l’avons vu plus tôt, les championnats du Monde de Lausanne, d’Hambourg pour le relais mixte et l’épreuve de Tokyo seront les points d’orgues de la saison.

C’est sur ces compétitions qu’il faudra répondre présent en 2019 ! 

Comment les athlètes élaborent-ils leurs calendriers ?

Les calendriers des compétitions font l’objet d’échanges entre les sportifs, leurs entraîneurs et les entraîneurs nationaux.
Sont d’abord positionnées les compétitions majeurs, les championnats du Monde et d’Europe.

Ensuite, en fonction de la situation des sportifs, les compétitions qui sont support de sélection. Puis les compétitions et stages de préparation.

Si les saisons ont eu tendance à commencer plus tôt, les triathlètes ont besoin de consacrer un temps à l’entraînement, à la compétition et à la récupération. Ils sont amenés à faire des choix.

Quelle est la particularité de l’équipe de France ?

En tant que sport individuel, l’équipe de France en tant que tel commence le premier jour d’un championnat jusqu’au dernier jour. Nous parlons plutôt d’athlètes identifiés, que nous accompagnons dans un projet de performance qui doit permettre au sportif de s’exprimer à son meilleur niveau.

Notre seul filtre est la performance, sans autre sorte de discrimination. En ce sens, nous avons une démarche singulière, et ce que j’apprécie le plus, à l’occasion d’un championnat du Monde, est de voir lors des repas, des juniors partager avec leurs aînés paratriathlètes ou triathlètes, sur leurs points communs comme par exemple, le matériel vélo…. 

La transmission et le partage des expériences est aussi une dimension importante au sein de l’équipe de France, où les plus expérimentés n’hésitent pas à partager aux plus jeunes. Nous nous appuyons beaucoup sur ces savoirs.

Cette intégration de tous les sportifs unis par une ambition commune, juniors, espoirs, paratriathlètes et triathlètes élites, est en ce sens unique.

Avec l’ensemble des cadres, nous avons à cœur de développer une ambiance conviviale et bienveillante, dans un objectif commun affiché et affirmé de performance.

Paris 2024, Los Angeles 2028, est-ce que vous avez déjà identifié des talents ?

Concernant le paratriathlon, nous sommes toujours en alerte pour identifier des sportives ou sportifs intéressés par la pratique du paratriathlon, et plus particulièrement chez les femmes. Nos actions de détection portent leurs fruits, et nous avons quelques athlètes qui sont bien engagés dans un projet de performance qui pourrait rapidement les conduire à décrocher des médailles internationales.

En triathlon, depuis 2009, un projet à destination des jeunes triathlètes a été mis en place. Il offre notamment l’opportunité aux meilleurs jeunes Français de partager des stages d’entraînement dans les meilleures conditions, mais également de s’acculturer au sport de haut niveau : hygiène de vie, nutrition, gestion des allures d’entraînement, règles des compétitions nationales et internationales, partage d’expérience avec leurs aînés, prévention du dopage…

Certaines, certains ont su créer, là où ils habitent, les conditions pour progresser. D’autres rejoignent des clubs labellisés ou bien des pôles d’entraînement de la Fédération.

L’obtention de médailles internationales ou de places de finalistes dans les jeunes catégories n’est pas un objectif en soi. C’est un indicateur.
C’est en cela que j’étais très heureux de compter 6 françaises et français dans les 12 premiers au championnat du Monde. Et de leur dire, pour ceux qui étaient médaillés, “ ce n’est pas la fin d’un chemin, ce n’est qu’un début”.

En paratriathlon, c’est aujourd’hui que se prépare Paris 2024. En triathlon, Los Angeles se prépare aujourd’hui !

Un mot, un conseil pour encourager les jeunes qui nous regardent ?

Entraînez vous avec entrain, avec plaisir !

Ouvrez dès aujourd’hui votre champ des possibles en n’oubliant pas que le triathlète le plus performant, est un triathlète complet.

Alors croyez en vos projets, et prenez plaisir à pratiquer le triathlon !

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